La rééducation périnéale a de tout temps préoccupé les femmes et leurs médecins. On raconte en effet qu’Hippocrate, déjà, recommandait aux jeunes accouchées une rééducation « manuelle » du périnée et leur proposait également d’avoir recours à des douches chaudes ou à des pommades.
Le périnée fait partie de ces muscles dont il est difficile d’avoir une pleine conscience, ce qui explique, entre autres, la difficulté de la rééducation. Elle est pourtant souvent nécessaire pour prévenir ou pour soigner une incontinence urinaire et pour réduire le risque, dans les cas les plus graves, de prolapsus (communément appelé « descente d’organes »).
Rappelons tout d’abord qu’il existe des structures ligamentaires et musculaires, que l’on appelle le périnée ou le plancher périnéal, qui permettent la fixation des organes intra-pelviens (vessie, utérus et rectum) et d’autre part contribuent à ce que l’on nomme un « verrouillage » du petit bassin en cas d’efforts. Ce « verrouillage » est obtenu par une contraction automatique (et inconsciente) des muscles du périnée.
L’affaiblissement du plancher périnéal est souvent la conséquence de la grossesse et de l’accouchement. Certaines situations font encourir un risque plus important de souffrir d’incontinence urinaire (après la naissance ou plusieurs années après) et notamment :
La ménopause et les changements hormonaux qui l’accompagnent peuvent également favoriser le risque d’incontinence urinaire.
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Un dysfonctionnement du périnée peut, nous l’avons dit, entraîner une incontinence urinaire, voire dans les cas les plus graves un prolapsus. L’incontinence urinaire peut prendre plusieurs formes :
L’incontinence urinaire est un phénomène fréquent puisque entre trois et six millions de Françaises sont concernées. Face à ce trouble qui a de fortes répercussions sur la qualité de vie, la rééducation périnéale (en prévention chez les jeunes mamans ou en traitement) permet d’obtenir dans 80 des cas des résultats satisfaisants. Son objectif est simple : améliorer l’efficacité du périnée et la continence urinaire.
Pour les mères, la rééducation périnéale commence six semaines après l’accouchement : mais une prise en charge peut être initiée immédiatement après la naissance. Il s’agit alors de se familiariser avec différents exercices que l’on appelle la gymnastique périnéale. La rééducation est pour sa part réalisée par un kinésithérapeute. Etant donné le caractère de cette rééducation, il est très important de choisir un professionnel expérimenté avec lequel vous vous sentirez parfaitement en confiance.
Elle commence par un bilan destiné notamment à évaluer le tonus musculaire du périnée.
La rééducation périnéale doit d’abord permettre aux femmes de prendre conscience de leur périnée : de sa localisation et de son fonctionnement.
Il existe plusieurs techniques de rééducation périnéale, qui doivent être adaptées à chaque femme, et qui sont le plus souvent complémentaires. La première approche correspond à une rééducation manuelle. Cette rééducation est très souvent complétée aujourd’hui par l’électrostimulation. Cette dernière est réalisée grâce à une sonde que l’on place dans le vagin : la sonde est évidemment strictement personnelle (à usage unique ou apportée lors de chaque séance par la patiente). La sonde émet un courant de basse fréquence qui ne provoque aucune douleur mais permet de stimuler la musculature du plancher pelvien et de prendre conscience de la contraction. Cette électrostimulation peut d’ailleurs s’accompagner d’un système de « biofeedback » : la sonde est alors équipée d’un capteur qui enregistre les contractions réalisées consciemment par la patiente. Un signal visuel ou sonore permet de vérifier la qualité de la contraction et donc d’évaluer l’efficacité de la rééducation.
La rééducation périnéale ne s’arrête pas aux portes du cabinet du kinésithérapeute. Des exercices peuvent être pratiqués à domicile, mais c’est également l’électrostimulation qui peut être réalisée chez soi ! Pour que cette électrostimulation à domicile soit la plus confortable possible, un outil tel que Keat répond à toutes les exigences.
Il s’agit en effet du premier stimulateur personnel d’auto rééducation périnéale sans fil. L’appareil est rechargeable et très facile à utiliser. Keat est un dispositif qui peut être prescrit au même titre que des séances de rééducation après accouchement. Il permet de bénéficier de séances de stimulation de 27 minutes à réaliser chaque jour pendant la durée conseillée par le praticien. Keat présente l’intérêt de s’adapter aux différents types d’incontinence urinaire et propose également plusieurs niveaux d’intensité. Ce niveau est choisi avant la séance et peut varier au fil du temps : le bon niveau est celui qui permet de ressentir les contractions sans douleur. L’absence de fil permet un placement très facile à l’intérieur du vagin (à la manière d’un tampon hygiénique), tandis que le nettoyage de la sonde est également très simple et doit précéder systématiquement le rechargement. Pour les femmes souffrant d’incontinence urinaire et dont la principale crainte est de voir leurs troubles révélés, la discrétion du boîtier de rechargement de Keat leur assurera une « sécurité » supplémentaire.
Soulignons pour finir que pour les femmes ayant bénéficié d’une rééducation périnéale après un accouchement, cette rééducation doit toujours être réalisée avant la rééducation abdominale… le tonus intérieur doit d’abord être assuré, avant de penser à retrouver son tonus extérieur !
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Aurélie Haroche - JIM