La fuite d’urines est un symptôme dont on doit trouver la cause.
Les explications sont multiples et peuvent impliquer :
Comme tout moteur, il peut s’emballer. Quand il s’emballe parce que les mécanismes de régulation sont inefficaces, des contractions inopportunes du muscle détrusor se produisent pendant le remplissage de la vessie, et vont s’accompagner de fuites d’urines souvent importantes : c’est la fuite par impériosité.
n.La paroi de la vessie normale est souple et élastique. Elle s’adapte à l’accroissement de son contenu (les urines), avec une pression qui reste basse. Lorsqu’elle perd de sa souplesse (vieillissement, maladies neurologiques, suites de certains traitements…), la pression augmente alors très vite lors du remplissage.Dès que la pression dans la vessie dépasse la pression maintenue par le sphincter sur l’urètre, la fuite apparaît. C’est un verrou dont la qualité peut s’altérer. Dans les situations normales, il reste suffisant pour maintenir une pression supérieure à celle de la vessie pendant le remplissage, mais, parfois altéré par les séquelles des accouchements, par la chirurgie, la ménopause, il perd de sa qualité et est incapable de s’opposer à l’augmentation, même faible, de la pression dans la vessie, et favorise alors la fuite urinaire.
Ce couple vessie-urètre est en permanence sous le contrôle du cerveau. Les dégradations de la fonction cérébrale peuvent entraîner une incontinence par perte de l’adaptation constante de ce couple aux besoins du cycle remplissage/vidange vésicale.
Enfin, il existe une explication fréquente à l’incontinence : la fuite à l’effort.
Au repos tout se passe bien, mais dès que se produit un effort, celui-ci entraîne une augmentation de la pression dans l’abdomen. La vessie, située dans l’abdomen, voit sa pression accrue. Normalement le sphincter doit, lui aussi, augmenter sa pression pour maintenir la continence : s’il ne le fait pas, ou pas suffisamment, la fuite survient pendant la durée de l’effort.