La mycose vaginale est une infection due à un champignon nommé Candida albicans. On l’appelle également candidose. Elle se manifeste généralement par des sensations de brûlures, des irritations, des démangeaisons et des pertes blanches et épaisses.
La mycose est due à un développement important du champignon présent généralement en petite quantité dans le vagin. Un déséquilibre de la flore vaginale en est le facteur déclenchant. Ce déséquilibre peut être lui-même généré par plusieurs facteurs comme la grossesse, l’allaitement, la ménopause, le diabète, les maladies endocriniennes, l’acidité vaginale, les périodes menstruelles, la prise d’antibiotiques, l’infection par le virus du SIDA, les agressions chimiques par des savons acides, ou encore les spermicides. Il est recommandé d’utiliser des préservatifs pour prévenir la mycose vaginale, le sperme étant également un facteur potentiel de déséquilibre de la flore vaginale. L’utilisation de savons spécifiques à l’intimité féminine sans parfum ni colorant est également particulièrement recommandée pour ne pas agresser la muqueuse vaginale.
La mycose vaginale n’a généralement pas de complications, sauf chez les individus immunodéprimés comme les malades du SIDA et les malades du cancer, chez qui la candidose peut atteindre d’autres muqueuses. Elle peut alors même devenir systémique et être potentiellement mortelle chez les personnes les plus fragiles.
Le traitement de la candidose vaginale est simple. Un traitement systémique à base de comprimés ou de capsules molles antifongiques est très rapide. Il est également possible de recourir à un traitement local, en utilisant des ovules, dont certains sont aujourd’hui des monodoses à laisser 3 jours dans le vagin pour traiter l’infection. Ces médicaments sont délivrés sur prescription médicale. L’utilisation de crèmes et de lotions apaisantes est généralement conseillée pendant le traitement de la mycose pour en optimiser les résultats thérapeutiques.
Attention toutefois aux récidives, très fréquentes ! Le traitement médicamenteux du partenaire sexuel, et le lavage des sous-vêtements à 60°C est conseillée pour éviter les mauvaises surprises. Enfin, mieux vaut éviter l’humidité chronique du vagin (port d’un maillot de bain longtemps par exemple) pour ne pas favoriser le développement du champignon.
COD 09 015-INT-Août 2009